Les Profiteroles!


Les Profiteroles!

la petite histoire des profiteroles

De savoureux petits choux au cœur glacé, délicatement recouverts d’une sauce au chocolat chaud… Mais ce grand classique de la gastronomie française n’a pas toujours été sucré !

La profiterole à l’époque de Rabelais

Au XVIème siècle, la « profiterolle » désigne un petit profit que reçoivent les domestiques à titre de récompense. Rabelais évoque notamment la « Profiterolle des indulgences »  dans son roman Pantagruel. Cette modeste gratification prend une forme un peu particulière : il s’agit d’une petite boulette de pain cuite sous la cendre et généralement jetée dans un « potage aux profiterolles ».

En 1690, la profiterolle est officiellement répertoriée en tant que « petit pain évidé, farci de béatilles  –  c’est-à-dire de morceaux délicats, tels que les abats (ris de veau, cervelle d’agneau…) –  et cuit en potage ».

La naissance de la pâte à choux

L’évolution des profiteroles vers le raffinement d’un dessert givré est due à une autre invention qui va révolutionner la pâtisserie française : la pâte à choux.

Au XVIème siècle, le cuisinier de la reine Catherine de Médicis a eu l’idée de créer un gâteau à partir d’une « pâte à chaud » de son invention. Il s’agit d’une pâte dressée à la cuillère sur une plaque et séchée sur le feu.  Il la fourre ensuite à la gelée de fruits pour former un « poupelin ». Au XVIIIème siècle, la « pâte à chaud » est rebaptisée « pâte à choux ».

L’ingéniosité de Carême

Les plus grands pâtissiers s’emparent de la pâte à choux pour élaborer de nombreuses recettes comme les pets de nonne ou les religieuses. Au XIXème siècle, Antonin Carême imagine de délicieuses chouquettes farcies à la crème pâtissière ou à la chantilly. Les profiteroles viennent de naître ! Le génial élève de Jean Avice, qui fut le pâtissier de Talleyrand, perfectionne la pâte à choux et en fixe les formes définitives.

En revanche, le mystère demeure sur l’identité du pâtissier qui a eu le premier l’idée de napper les profiteroles de chocolat chaud ou de les garnir de glace…

Source: https://philippe-urraca.fr/petite-histoire-profiteroles/